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Letteratura latina

Il XIX certamen Horatianum si è concluso oggi a Venosa

A cura di Taras66

Pubblicato il 08/05/2005

Il 19° certamen Horatianum si è concluso oggi a Venosa con la vittoria di una studentessa di Napoli. 205 i partecipanti da tutta Italia e persino dall'estero; infatti c'era anche una folta rappresentanza dell'Austria.

foto intervento certamen_horatianum

Venosa - Il «Certamen Horatianum» vinto da una studentessa campana

VENOSA (POTENZA) - Arianna Starace, del liceo classico «Vittorio Emanuele secondo» di Napoli, ha vinto la 19/a edizione del «Certamen Horatianum», una gara di traduzione di un brano del poeta latino Quinto Orazio Flacco che si svolge nella sua città natale, Venosa (Potenza), per iniziativa del liceo classico della città.
Dal secondo al quinto posto si sono classificati Marta Bianchini, di Montebelluna (Treviso); Alessandro Labriola, del liceo classico «Flacco» di Bari; Marco Antonucci, del liceo «Tasso» di Salerno; e Luce Laquamiti, del «Tasso» di Roma.
La giuria ha anche assegnato cinque menzioni speciali a studenti italiani e una ad un concorrente straniero. Al Certamen hanno partecipato 205 studenti del secondo anno di 105 licei, alcuni dei quali austriaci, che hanno affrontato la traduzione dell’ epistola 1.15 di Orazio.
da : La Gazzetta del Mezzogiorno
8/5/2005

Testo latino:

Quae sit hiems Veliae, quod caelum, Vala, Salerni,
quorum hominum regio et qualis uia (nam mihi Baias
Musa superuacuas Antonius, et tamen illis
me facit inuisum, gelida cum perluor unda
per medium frigus; sane murteta relinqui 5
dictaque cessantem neruis elidere morbum
sulpura contemni uicus gemit, inuidus aegris
qui caput et stomachum supponere fontibus audent
Clusinis Gabiosque petunt et frigida rura.
Mutandus locus est et deuersoria nota 10
praeteragendus equus. 'Quo tendis? Non mihi Cumas
est iter aut Baias', laeua stomachosus habena
dicet eques; sed equi frenato est auris in ore);
maior utrum populum frumenti copia pascat,
collectosne bibant imbres puteosne perennis 15
iugis aquae (nam uina nihil moror illius orae;
rure meo possum quiduis perferre patique;
ad mare cum ueni, generosum et lene requiro,
quod curas abigat, quod cum spe diuite manet
in uenas animumque meum, quod uerba ministret, 20
quod me Lucanae iuuenem commendet amicae);
tractus uter pluris lepores, uter educet apros,
utra magis piscis et echinos aequora celent,
pinguis ut inde domum possim Phaeaxque reuerti,
scribere te nobis, tibi nos adcredere par est. 25
Maenius, ut tebus maternis atque paternis
fortiter absumptis urbanus coepit haberi
scurra, uagus non qui certum praesepe teneret,
inpransus non qui ciuem dinosceret hoste,
quaelibet in quemuis opprobria fingere saeuus, 30
pernicies et tempestas barathrumque macelli,
quicquid quaesierat, uentri donabat auaro.
Hic ubi nequitiae fautoribus et timidis nil
aut paulum abstulerat, patinas cenabat omasi,
uilis et agninae, tribus ursis quod satis esset, 35
scilicet ut uentres lamna candente nepotum
diceret urendos correctus Bestius. Idem,
quicquid erat nactus praedae maioris, ubi omne
uerterat in fumum et cinerem: 'Non hercule miror',
aiebat, 'si qui comedunt bona, cum sit obeso 40
nil melius turdo, nil uolua pulchrius ampla'.
Nimirum hic ego sum; nam tuta et paruola laudo,
cum res deficiunt, satis inter uilia fortis;
uerum ubi quid melius contingit et unctius, idem
uos sapere et solos aio bene uiuere, quorum 45
conspicitur nitidis fundata pecunia uillis.


Qui di seguito vi riporto una famosa traduzione (francese) dell'epistola:

Livre 01 - Épître 15 - A C. NUMONIUS VALA

Horace, Épîtres traduit du latin par Leconte de Lisle

Quel hiver à Vélia ? Quel ciel, Vala, à Salernum ? Quels hommes y vivent ? Comment sont les routes ? (Car Antonius Musa m'a rendu Baiæ inutile et même détestable, voulant que je m'inonde d'eau glacée au milieu du froid. Je délaisse les bois de myrtes, je dédaigne les soufres qui, dit-on, apaisent les maladies de nerfs. Baiæ en gémit, et en veut aux malades qui osent exposer leur tête et leur estomac aux sources de Clusium, et qui se rendent à Gabiæ et dans ses froides campagnes.
Il faut changer de lieu et pousser son cheval au delà des auberges connues. - « Où vas-tu ? Je ne vais ni à Cuma ni à Baiæ, » dira le cavalier irrité, en tirant les rênes de gauche ; car l'oreille du cheval qui porte un frein est dans sa bouche.)
Laquelle des deux populations possède la plus grande abondance de froment ? y boit-on les eaux de la pluie, ou y trouve-t-on toujours des puits d'eau de source ?(Car je ne me soucie point des vins de cette côte.
A ma campagne, je puis me contenter et m'accommoder de tout ; mais, quand je viens à la mer, je recherche un vin doux et généreux, qui chasse les soucis, qui coule avec la riche espérance dans mes veines et dans mon esprit, qui me fasse parler et me fasse trouver jeune par ma maîtresse Lucanienne.)
Laquelle des deux régions nourrit le plus de lièvres et de sangliers ? Quelle mer cache le plus de poissons et de coquillages ? D'où pourrai-je revenir à la maison gras et beau comme un Phæacien ? Ecris-le-moi : je croirai tout ce que tu diras.
Mænius, dès qu'il eut dévoré bravement son bien paternel et maternel, devint un plaisant, un bouffon vagabond, sans râtelier assuré, qui, n'ayant pas dîné, ne distinguait plus un ami d'un ennemi, couvrait chacun d'outrages railleurs, fléau, ruine et gouffre du marché, et donnant à son ventre insatiable tout ce qu'il trouvait.
S'il n'avait tiré rien ou presque rien des fauteurs de son vice ou des gens intimidés par sa méchanceté, il soupait de plats d'intestins et de mauvais agneau, de façon à rassasier trois ours; et il disait alors, comme le censeur Bestius, que le ventre des débauchés devait être marqué au fer rouge. Le même, quand il s'était emparé d'une meilleure proie et que tout était déjà cendre et fumée : - « Par Herculès ! je ne m'étonne pas, disait-il, s'il en est qui mangent leurs biens, car il n'y a rien de meilleur qu'une grive grasse et rien de plus beau qu'une large vulve de truie ! »
Je suis certainement comme cet homme. Je vante le repos et la médiocrité, quand l'argent me manque, assez résigné d'ailleurs à mal manger ; mais, dès qu'il m'arrive quelque chose de meilleur et de plus succulent, je dis que vous seuls savez être sages et bien vivre, vous dont l'argent est solidement placé en brillantes villas.

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